Huré Claude

Claude Huré est né en 1948 à l’Hôpital Boucicaut à Paris. Jeune enfant, il voulut être promeneur pensant que c’était un métier. Il s’aperçoit aujourd’hui qu’il a drôlement bien réussi dans cette voie.
Après des études moyennes dans des écoles, hélas de garçons, il entre à l’Institut Français de Photographie. Il y reste trois ans, le temps d’obtenir quelques diplômes pas trop difficiles.
Afin de toucher un peu d’argent en attendant de devenir enfin le Rastignac des négatifs, il accepte un emploi dans les compagnies aériennes pour deux semaines. Quarante ans après, il y est toujours.

Il voyage beaucoup dans le monde entier, de l’Inde à l’Ethiopie, de la Nouvelle Guinée au Viet-Nâm, de la Patagonie à la station Denfert (la plus près de chez lui), sans pour autant vouloir collectionner les pays ou les kilomètres. En 1978, ses amis, lassés des soirées diapos interminables, lui conseillent d’élargir son public. Il devient alors photographe indépendant. Des entreprises, des banques, des ministères lui commandent des reportages qu’il effectue avec timidité et plaisir. Grisé par le succès, il s’imagine artiste et participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives, en France et à l’étranger, notamment en Italie où le café est bon et les filles jolies.

Amateur des grands maîtres du dessin et de la peinture, il découvre qu’il revient moins cher d’afficher chez soi ses propres œuvres que d’acheter un Picasso ou un Vermeer en salle de ventes. Alors il se risque à la barbouille en suivant des ateliers comme les Beaux-Arts de la Ville de Paris ou la Grande Chaumière. Suivent encore quelques expositions, encore un peu d’argent gagné, et une télé écran plat récemment achetée.

Aujourd’hui il considère que la vie est belle, même si c’est parfois un peu long entre les repas.